15/07/2009

ARISTOTE 1


ARISTOTE à petite dose (1)
ÉTHIQUE A NICOMAQUE

 

Traduction, notes et bibliographie par Richard Bodéus

(Titres et sous-titres reproduits tels qu'ils ont été publiés dans l'édition des « Grands Philosophes » de Flammarion, 2008)

Pour le plan détaillé du livre : voir les archives du 14-07-2009 (= Aristote 0)

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 PRÉAMBULES

 1. Le bien suprême : fin de la discipline maîtresse entre toutes

 Aristote écrit : « Toute technique et toute démarche méthodique - mais il en va de même de l'action et de la décision - semble viser quelque chose de bon. C'est pourquoi l'on a eu cette belle déclaration : le bien, c'est la visée de tout. (...) Mais (...) la multiplicité des actions, des techniques et des savoirs engendre aussi la multiplicité des fins (= objectifs à atteindre)... Dans tous les cas, les fins que s'assignent les disciplines maîtresses sont préférables à toutes celles qui leur sont subordonnées. (...) Donc, s'il est quelque fin, parmi celles qui sont exécutables, que nous souhaitons pour elle-même et pour laquelle nous souhaitons les autres, ... il est clair que cette fin doit constituer le bien et ce au titre suprême.

 2. La connaissance du bien suprême : œuvre de la politique

 Et s'il l'en est ainsi, il faut tâcher de cerner ... ce que peut bien être cette fin elle même et d'identifier celui des savoirs ou capacités dont elle est l'objectif. (...) Or, comme on peut l'imaginer, c'est l'objectif de la discipline la plus souveraine et la plus éminemment maîtresse. Et telle est la politique visiblement...Nous voyons que même les plus honorables des capacités lui sont subordonnées, comme la conduite des armées, l'économie, l'art oratoire ... le meilleur objectif, en tout cas, et le plus achevé paraît d saisir et de préserver le bien de la cité...

3. Remarques sur le mode d'argumentation


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