20/07/2009

ARISTOTE 5


ARISTOTE à petite dose (5)

ÉTHIQUE A NICOMAQUE

Traduction, notes et bibliographie par Richard Bodéus

(Titres et sous-titres reproduits tels qu'ils ont été publiés dans l'édition des « Grands Philosophes » de Flammarion, 2008)

 

Pour obtenir

1. le plan détaillé du livre, cliquez (à droite) sur les archives du 14-07-2009 (2e moitié)

2. l'ensemble des textes, cliquez sur « Aristote » dans la liste des tags (à gauche)

 

Suite de la PREMIÈRE PARTIE : LE BIEN HUMAIN SUPRÊME

3. Arguments rationnels

3.1. Clarification d'un point acquis

Aristote écrit : « Puisqu'il apparaît différent d'une action à une autre, et d'une technique à une autre, puisque c'est une chose différente en médecine, dans la conduite des armées et ainsi de suite, qu'est-ce donc chaque fois que le bien, sinon ce pour quoi l'on exécute tout le reste ? Voilà ce qu'est en médecine la santé, en conduite militaire la victoire... »

3.1.1. Clarification : le bien parfait, c'est la fin ultime

« Puisqu'il y a manifestement plusieurs fins et que nous en choisissons certaines en raison d'autres (par exemple la richesse), il est évident que toutes ne sont pas finales. Mais le bien suprême, lui, est quelque chose de final visiblement. »

3.1.2. La fin ultime, c'est le bonheur

« ... est simplement final le bien digne de choix en lui-même en permanence et jamais en raison d'un autre. Or, ce genre de bien, c'est dans le bonheur surtout qu'il consiste, semble-t-il. Nous le voulons en effet toujours en raison de lui-même et jamais en raison d'autre chose. »

3.1.3. Confirmation : le bonheur se suffit à lui-même

« Le bonheur paraît quelque chose de final et d'autosuffisant, étant la fin de tout ce qu'on peut exécuter. »

3.2. L'essence du bien suprême

« On attend ... pour plus de clarté, que soit formulée son essence. Or, on peut rapidement y arriver si l'on parvient à concevoir l'office de l'homme. »

3.2.1. L'office de l'homme

 "De même que ... tout artiste et globalement ceux qui ont un certain office et une certaine action à exécuter semblent trouver, dans cet office, leur bien et leur excellence, de la même façon, on peut croire que l'homme aussi se trouve dans cette situation...»

 « Ou bien, peut-on poser qu'à l'exemple de l'œil, de la main, du pied et en somme chacun de ses membres, qui ont visiblement un office, l'homme aussi en a un, à côté de tous ceux-là ? Alors, que peut-il donc bien être ? »

 « (a) Vivre ... constitue manifestement un office qu'il a en commun avec les plantes ... or on cherche ce que lui est propre ...(b)  il aurait une vie sensitive ... elles est commune au cheval, au bœuf... (c) Reste donc une certaine vie active à mettre au compte de ce qu'il a de rationnel, c'est-à-dire ce qui, d'un côté, obéit à la raison et, de l'autre, la possède et réfléchit. »

 3.2.2. La définition du bien humain par le genre et la différence spécifique

 « ... nous soutenons qu'un même office, je veux dire un même genre d'office, appartient à tel individu et à son homologue vertueux, par exemple, au cithariste et au bon cithariste... la supériorité conférée par la vertu s'ajoute à l'office ... .  (Donc) le bien humain devient un acte de l'âme qui traduit la vertu... »

 3.3. Limites de l'argument

3.3.1. C'est une esquisse que chacun peut parfaire

3.3.2. Mise en garde : rappel  des exigences

méthodologiques


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