23/07/2009

ARISTOTE 8


ARISTOTE à petite dose (8)

 ÉTHIQUE A NICOMAQUE

Traduction, notes et bibliographie par Richard Bodéus

(Titres et sous-titres reproduits tels qu’ils ont été publiés dans l’édition des « Grands Philosophes » de Flammarion, 2008)

 

Pour obtenir

1. le plan détaillé du livre, cliquez (à droite) sur les archives du 14-07-2009 (2e moitié)

2. l’ensemble des textes (le premier se trouvant le dernier), cliquez sur « Aristote » dans la liste des tags (à gauche)

 

Mon objectif

Réunir les différentes idées d’Aristote et de son temps, même si elles ne nous concernent plus. Une ‘critique’ suivra.

 

DEUXIÈME PARTIE : LA VERTU

 

1. Introduction : raisons d’examiner la vertu

Aristote écrit : « … dès lors que le bonheur est une certaine activité de l’âme exprimant la vertu finale, il faut accorder à la vertu un examen car ainsi nous pourrons encore mieux voir ce qu’il en est du bonheur. »

 

2. Préliminaires : l’âme humaine

 

2.1. Besoin d’une certaine connaissance de l’âme

« Mais la vertu à examiner est la vertu humaine … Or, on appelle vertu humaine, non celle du corps mais celle de l’âme ; et d’ailleurs, le bonheur est une activité de l’âme. »

 

2.2. Des conceptions courantes suffisent

« car pousser plus (donc : trop) loin le souci de rigueur est un labeur qui excède ses ( = d’Aristote) projets ; »

 

2.3. L’irrationnel et le rationnel

« … l’âme a une part irrationnelle et une part qui détient la raison … »

 

2.4. Les deux aspects de l’irrationnel

2.4.1. Le végétatif et sa vertu non humaine

« De son côté, l’irrationnel … a l’air d’être commun à tous les vivants et d’appartenir aux plantes. je veux parler de la part qui est responsable de la nutrition et de la croissance … é cette capacité-là correspond une certaine vertu commune qui, manifestement, n’est pas humaine. Il semble que ce soit durant les périodes de sommeil que s’active le plus la partie de l’âme en question ou cette capacité. Or, la période ou l’homme bon et le méchant se distinguent avec le moins d’évidence, est celle du sommeil. »

 

2.4.2. L’appétitif qui s’oppose à la raison

« Cependant… il y a encore dans la nature de l’âme, une autre partie irrationnelle qui, elle, participe toutefois de la raison par un côté. … Prenons le continent et l’incontinent. Nous louons leur raison à tous deux ou la partie rationnelle de leur âme, parce que ses injonctions sont correctes et qu’elle invite aux actions les meilleures. Mais manifestement, il y a aussi en eux une autre chose, naturellement distincte de la raison, qui est en conflit avec elle et qui lui résiste… »

 

2.4.3. Cet irrationnel est susceptible d’obéir à la raison

Cette ‘irrationalité rationnelle’ … « est aux ordres de la raison chez le continent et peut-être est-elle plus encore à son écoute chez le tempérant et le courageux, puisque, en tout, chez eux, elle s’accorde à la raison. » 

 

2.4.4. Conclusion : l’irrationnel rationnel

« Visiblement, l’irrationnel lui-même est double, puisque le végétatif n’a d’aucune façon part à la raison, tandis que l’appétitif ou globalement le désidératif y participe d’une certaine façon, c’est à dire dans la mesure où il est à son écoute et prêt à lui obéir… S’il faut soutenir que cette partie de l’âme est, elle aussi, rationnelle, il y aura dès lors deux parties rationnelles : l’une, au sens fort, qui possède la raison en elle-même, et l’autre qui est susceptible de l’écouter d »une certaine façon, comme on écoute son père. »

 

2.5. Vertus morales et vertus intellectuelles

« … les distinctions qu’appelle la vertu s’opèrent d’après cette différence. Nous disons en effet qu’il y a des vertus intellectuelles et des vertus morales, que la sagesse, la compréhension, la sagacité sont d’ordre intellectuel, mais la générosité et la tempérance, d’ordre moral. »


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