14/08/2009

ARISTOTE 12


ARISTOTE à petite dose (12)

ÉTHIQUE A NICOMAQUE

 

Traduction, notes et bibliographie par Richard Bodéus

Titres et sous-titres reproduits tels qu’ils ont été publiés dans l’édition des « Grands Philosophes » de Flammarion, 2008 ;

 

Pour obtenir  le plan détaillé du livre, cliquez (à droite) sur les archives du 14-07-2009 (2e moitié)

 

Pour lire l’ensemble des textes (le premier se trouvant le dernier), cliquez sur « Aristote » dans la liste des tags (à gauche)

 

Mon objectif

1.     Réunir les différentes idées d’Aristote et de son temps, même si ces idées ne nous concernent plus.

2.     En découvrir l’organisation intérieure et les liens hiérarchiques.

3.     Formuler les questions qu’Aristote se posait.

4.     Me faire une idée rationnelle du BONHEUR.

 

Suite de la DEUXIÈME PARTIE : LA VERTU

 

8. Aperçu des dispositions particulières

 

Ici, Aristote annonce un virement. Sa définition de la vertu, à l’aide du schéma défaut – excès – moyenne est ‘universelle’, donc abstraite et creuse, et doit être confrontée aux actions et faits particuliers car les définitions qui portent sur le particulier « font mieux voir la vérité ».

 

8.1. Quand sont en jeu la peur et l’intrépidité

Il y sera question du courage, de la témérité, de l’intrépidité et de la lâcheté.

 

8.2. Quand sont en jeu les plaisirs et les peines

Il parlera de l’intempérance et de la tempérance.

 

8.3. Quand sont en jeu les questions d’argent

8.3.1. S’il s’agit de petites sommes

Aristote annonce des précisions rigoureuses au sujet de la générosité, la prodigalité et de l’avarice.

 

8.3.2. S’il s’agit de grandes sommes

Il traitera de la magnificence, de l’ostentation, de la vulgarité et la mesquinerie.

 

8.4. Quand sont en jeu les honneurs

8.4.1. S’il s’agit d’honneurs considérables

A l’ordre de jour : l’infamie, la magnanimité, la pusillanimité.

 

8.4.2. S’il s’agit d’honneurs ordinaires

Au centre de l’attention : l’ambition et la modestie

 

8.5. Quand la colère est en jeu

Il sera question de la moyenne qui est la douceur de caractère, de l’excès qui est l’irascibilité, et de l’incapacité de s’irriter. Aristote souligne qu’il n’y a pas toujours un nom ou un mot pour tel ou tel affection ou disposition.

 

8.6. Quand sont en jeu les relations sociales

Ici, il annonce trois autres ‘moyennes’ qui n’ont pas de vrai nom. Elles concernent les échanges, en paroles ou en actions, de la vie en société, en ce qui concerne le vrai et l’agréable. Là encore, la plupart des dispositions n’ont pas de nom.

 

8.6.1. Sous le rapport du vrai

Il y sera question de franchise, de simulation, d’exagération, de vantardise, de dénigrement et de raillerie.

 

8.6.2. Sous le rapport de l’amusement

Cette sous-division traitera de l’enjouement, de la bouffonnerie et de la rusticité.

 

8.6.3. Sous le rapport de l’agréable en général

Il s’agira de l’agrément dans le reste de l’existence, de l’amabilité, de la complaisance, de la flatterie, et de tous ces gens qu’on peut taxer de désagréable, de fâcheux et de bilieux.

 

8.7. Quand sont en jeu des affections

Dans les affections aussi, il y a place pour des moyennes.

 

8.7.1. La pudeur

Celui qui tient le milieu est pudique, celui qui rougit de tout est pudibond, au contraire de celui qui manque de réserve ou n’a honte d’absolument rien.

 

8.7.2. L’indignation

L’indignation est une moyenne entre l’envie et la jubilation maligne. Ce qui est en jeu, c’est le chagrin ou le plaisir suscités par ce qui arrive aux autres.

 

8.8. D’autres cas

Aristote annonce que la justice et les vertus rationnelles forment des cas à part et seront traité dans des chapitres différents.

 

9. Comment s’opposent les dispositions ?

9.1. Le moyen relativement aux extrêmes

9.2. Les extrêmes entre eux

9.3. Chacun des extrêmes comparé au moyen

 

Aristote explique le jeu formel des oppositions qui règnent entre les trois dispositions de l’âme humaine : défaut, moyenne, excès. Par exemple, les états moyens sont des excès par rapport aux états de défaut et … « si l’on se fie à ce qu’ils (= les gens) disent, le courageux, dans la bouche du lâche, est un téméraire, mais dans la bouche du téméraire, il est lâche. »

 

10. Conclusions

10.1. Résumé

« On a donc dit que la vertu morale est une moyenne et en quel sens ; que c’est une moyenne eontre deux vices, l’un par excès, l’autre par défaut : et que, s’il en va de la sorte, c’est parce qu’eIle fait viser le milieu dans les affections et les actions. »

 

10.2. Difficulté d’être vertueux

« Voilà ainsi pourquoi c’est un travail d’être vertueux car, en chaque chose, c’est un travail de prendre le milieu : ainsi, prendre le milieu du cercle n’est pas à la portée de tout le monde, mais exige le savoir. Or, de la m le façon, si se mettre en colère est à la portée de tout le monde et chose facile. comme de donner de l’argent et en dépenser, en revanche, le faire en faveur de la personne qu’il faut, dans mesure, au moment, dans le but et de la manière qu’il faut, ce n’est plus à la portée de tout le monde ni chose facile. Voilà précisément pourquoi le bien est chose rare et belle. »

 

FIN DE LA 2e PARTIE


Les commentaires sont fermés.