29/08/2009

ARISTOTE 14


ARISTOTE à petite dose (14)

 ÉTHIQUE A NICOMAQUE

Traduction, notes et bibliographie par Richard Bodéus

Titres et sous-titres reproduits tels qu’ils ont été publiés dans l’édition des « Grands Philosophes » de Flammarion, 2008 ;

 Pour obtenir  le plan détaillé du livre, cliquez (à droite) sur les archives du 14-07-2009 (2e moitié)

 Pour lire l’ensemble des textes (le premier se trouvant le dernier), cliquez sur « Aristote » dans la liste des tags (à gauche)

 Mon objectif

1.     Réunir les différentes idées d’Aristote et de son temps, même si ces idées ne nous concernent plus.

2.     En découvrir l’organisation intérieure et les liens hiérarchiques.

3.     Formuler les questions qu’Aristote se posait.

4.     Me faire une idée rationnelle du BONHEUR.

 

2. La décision

« Mais la distinction entre le consentement et le non-consentement appelle ensuite un exposé sur la décision. Celle-ci, semble-t-il, est en effet une chose très intimement liée à la vertu. » 

 2.1. La décision n’est pas simplement consentement

« elle (=la décision) ne s’identifie pas au consentement et celui-ci a plus d’extension, puisqu’il est aussi le lot commun des enfants et des autres animaux, alors que la décision ne l’est pas. D’ailleurs nous pouvons dire que les actes exécutés sur le coup sont consentis, mais pas qu’ils traduisent une décision. »

 2.2. Autres opinions irrecevables

2.2.1. La décision n’est pas l’appétit

2.2.2. La décision n’est pas ardeur

2.2.3. La décision n’est pas le souhait

2.2.4. La décision n’est pas une sorte d’opinion

 2.3. La décision présuppose la délibération

« Qu’est-ce que la décision dans ces conditions ? Ou plutôt, quel est son trait distinctif, puisque aussi bien elle n’est rien de ce qu’on dit ?
Il s’agit donc d’une chose consentie visiblement ; mais ce qui est consenti n’est pas toujours décidé. Alors, ne s’agirait-il pas de ce qui est préalablement délibéré, puisque la décision s’accompagne de raison et de pensée ? »

 2.3.1. Qu’est-ce qui n’est objet de délibération ?

Je résume : (a) les interrogations d’un idiot ou d’un dément, (b) les choses éternelles, (c) les choses qui se répètent par nécessité ou par nature, etc.

 2.3.1.2. On délibère sur ce qui dépend de nous

« Rien de cela ne peut en effet se produire par notre intervention. Mais nous délibérons sur les choses qui sont à notre portée et qui sont exécutables. Or c’est très précisément tout le reste, car les causes de ce qui se produit sont, semble-t-il, la nature, la nécessité, la chance, mais aussi l’intelligence et tout ce qui suppose l’intervention de l’homme ; or les hommes, chaque fois qu’ils délibèrent, portent leur attention sur ce qu’ils peuvent exécuter par eux-mêmes. »

 2.3.2. On délibère quand l’issue est indéterminée

« Ce qu’on peut faire par nous-mêmes peut ne pas se faire toujours de la même façon ; et c’est tout cela qui est objet de nos délibérations : par exemple, les affaires de médecine ou de finance. … D’ailleurs, s’il y a délibération plutôt dans les domaines techniques que dans les domaines scientifiques, c’est que nous avons plus d’hésitation dans ces domaines.»

 2.3.3. Délibérer, c’est chercher les moyens d’atteindre une fin

« … nous ne délibérons pas des fins, mais des moyens pour y parvenir. … Une fois qu’on a posé la fin, on regarde la question de savoir comment et par quels moyens on peut l’atteindre et si plusieurs moyens paraissent en mesure de l’atteindre, on examine quel est le plus facile et le plus beau. Mais s’il n’y en a qu’un seul pour arriver à cette fin, on cherche comment il permet d’y arriver et aussi par quel moyen ce moyen en lui-même peut être atteint, jusqu’à pouvoir parvenir au premier moyen dans la chaîne causale, lequel, dans la recherche, est l’ultime chose à découvrir. … la délibération est toujours une recherche. Et le terme ultime dans le processus d’analyse constitue le point de départ dans le processus de réalisation… Il en va de même dans toutes les autres recherches : tantôt on cherche par quel moyen atteindre une fin, tantôt de quelle façon ou par quel autre moyen celui-ci peut être mis en œuvre.»

 2.3.4. Conclusions

« Il semble donc bien, comme on l’a dit, que l’homme soit le point de départ de ses actions. Du reste, sa délibération porte sur les actes qu’il peut exécuter lui-même. Or ses actions ont pour but d’autres choses. Donc, ce ne peut être la fin qui est objet de délibération, mais les actes qui permettent de l’atteindre.»

 2.4. Décision et délibération

« En revanche, objet de délibération ou objet de décision, cela revient au même… » 

 2.5. Définition de la décision

« Or, s’il est vrai que l’objet de la décision est ce que délibération a retenu comme désirable parmi les actes à notre portée, alors la décision doit être le désir délibératif de ce qui est à notre portée. » 

 2.6. La fin souhaitable : bien apparent ou réel?

2.6.1. Les difficultés

2.6.2. Le bien véritable est souhaité par le vertueux


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