23/09/2009

ARISTOTE 17


ARISTOTE à petite dose (17)

ÉTHIQUE A NICOMAQUE

 

Traduction, notes et bibliographie par Richard Bodéus

Titres et sous-titres reproduits tels qu’ils ont été publiés dans l’édition des « Grands Philosophes » de Flammarion, 2008 ;

 

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 Méthode : reproduction de résumé et d’extraits (en italiques)

 Mes objectifs

1.     Réunir les différentes idées d’Aristote et de son temps, même si ces idées ne nous concernent plus.

2.     En découvrir l’organisation intérieure et les liens hiérarchiques.

3.     Formuler les questions qu’Aristote se posait.

4.     Me faire une idée rationnelle du BONHEUR.

 

QUATRIÈME PARTIE : LES VERTUS MORALES PARTICULIÈRES

 3. La tempérance

« Mais après cette vertu (c.-à-d. le courage), il nous faut parler de la tempérance puisque ce sont là, semble-t-il, les vertus des parties irrationnelles de l’âme. »

 3.1. Les plaisirs en jeu

« …la tempérance est une moyenne quand sont en jeu des plaisirs… d’ailleurs, son domaine est visiblement le même que l’incontinence. Quel genre de plaisirs est donc en jeu ? »

 3.1.1. Ce ne sont pas les plaisirs de l’âme

« Il faut … considérer la distinction entre les plaisirs du corps de ceux de l’âme »

3.1.2. Ce ne sont pas tous les plaisirs corporels

« … si la tempérance doit mettre en jeu les plaisirs corporels, malgré tout, ce ne sont pas non plus tout les plaisirs en question. »

Je résume : les plaisirs de la vue, de l’ouïe et de l’odorat ne sont pas concernés. Par contre ceux des parfums et des fumets …

 « Ces plaisirs, en effet, sont cultivés par les intempérants parce qu’ils leur remettent en mémoire les objets de leur appétit. On peut d’ailleurs voir que les autres personnes aussi, quand elles ont faim, prennent plaisir aux odeurs des aliments. Or c’est ce genre de plaisirs qui sont caractéristiques de l’intempérant, car ce sont les objets de son appétit. »

 3.1.2.1. Confirmation

« Il n’y a pas non plus d’ailleurs, chez les autres animaux, de plaisir correspondant à ces sens-là… »

 3.1.3. Ce sont les plaisirs du toucher et du goût

« le genre de plaisirs que mettent en jeu la tempérance et l’intempérance sont précisément ceux que partagent les autres animaux, d’où leur apparence servile et bestiale. Donc, ce sont les plaisirs du toucher et du goût.»

 3.1.4. Le plaisir du toucher compte plus que le goût

Je ne peux m’empêcher de citer le paragraphe entier.
« Il apparaît cependant que même le goût compte peu dans l’affaire, voire pas du tout. Le goût en effet sert à discriminer les saveurs, comme le font les taste-vin ou les préparateurs de plats. Or ce n’est pas vraiment cela, ni même du tout cela, qui fait le plaisir des intempérants. C’est au contraire la jouissance qui vient exclusivement du toucher lorsqu’ils mangent, lorsqu’ils boivent et lorsqu’ils se livrent aux plaisirs dits vénériens. C’est précisément pourquoi l’un d’eux, qui était gourmand, avait prié pour avoir le gosier plus long qu’une grue, tant il avait de plaisir au toucher. »

 3.1.5. Le plaisir le plus commun

« Par conséquent, c’est le plus commun des sens que met en jeu l’intempérance. Et l’on peut penser que c’est à juste titre que celle-ci se trouve décriée, parce qu’elle nous caractérise, non en tant qu’hommes, mais en tant qu’animaux.

Donc aimer ces plaisirs sensuels par-dessus tout et s’y complaire a quelque chose de bestial. »

 3.2. Les appétits

« Quant aux appétits, certains semblent être communs à tous, alors que d’autres sont propres à certains individus et viennent s’ajouter aux premiers. Ainsi, celui de la nourriture est naturel. Tout le monde, en effet,  aspire à une nourriture solide et liquide … En revanche, aspirer à telle sorte d’aliments en particulier ou à telle autre, n’est plus le fait de tous,  et tout le monde ne désire pas les mêmes choses. Aussi apparaît-il que l’appétit de telle chose particulière est notre affaire. »

 3.2.1. L’excès d’appétits naturels

Je résume : l’excès des appétits naturels conduit vers la goinfrerie.

 3.2.2. L’excès d’appétits particuliers

« En revanche, les plaisirs propres à chacun donnent lieu à de nombreuses fautes en tout genre.  …. soit parce qu’ils sont trop portés sur le plaisir, soit parce qu’ils partagent les plaisirs de la masse … Ils prennent en effet plaisir à des choses indues parce que détestables, et si quelquefois ils se plaisent à ce qu’il faut, ils s’y plaisent plus qu’ils ne doivent ou encore de façon vulgaire. Ainsi donc, l’excès dans les plaisirs est intempérance et chose blâmable, le fait est évident. »

 3.2.3. Excès de plaisirs et de chagrins

« … on est appelé intempérant parce qu’on s’afflige plus qu’on ne doit de rater les occasions d’agrément – et la peine est encore, dans ce cas, l’effet du plaisir. En revanche, on est dit tempérant parce qu’on ne s’afflige pas de l’absence d’agrément. »

 3.3. L’excès, le défaut et la moyenne

« (a) Ainsi donc, l’intempérant cultive l’appétit de tous les plaisirs ou des plus excitants et il se laisse guider par l’appétit jusqu’à leur sacrifier tout le reste…

 (b) au sujet des « insensibles »

 (c) Le tempérant, lui, tient le milieu dans ce domaine Il n’a pas en effet de plaisir à ce qui plaît le plus à l’intempérant, mais s’en trouve plutôt incommodé ; il n’aime pas non plus globalement les plaisirs qu’il ne faut pas, ni exagérément aucun agrément de cette sorte ; il ne s’afflige pas de leur absence et ne les désire pas, sinon d’un appétit mesuré ; il ne les aime ni plus qu’il ne doit, ni quand il ne doit pas et, en somme, il n’a aucun travers de ce genre. En revanche, tous les agréments qui servent la santé ou la bonne constitution, il y aspire avec mesure et comme il se doit, ainsi qu’à tous les autres plaisirs à condition qu’ils ne leur fassent pas obstacle, qu’ils ne s’écartent pas de ce qui est beau ou qu’ils n’excèdent pas l’état de sa fortune. Sans cela, en effet, on affectionne de tels plaisirs plus qu’ils ne le méritent. Or le tempérant n’a pas cette inclination, mais celle de la raison correcte. »

 3.4. L’intempérance est plus consentie que la lâcheté

3.5. Conclusion, il faut éduquer l’appétit


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