29/10/2009

ARISTOTE 21


ARISTOTE à petite dose (21)

ÉTHIQUE A NICOMAQUE

 

Traduction, notes et bibliographie par Richard Bodéus

Titres et sous-titres reproduits tels qu’ils ont été publiés dans l’édition des « Grands Philosophes » de Flammarion, 2008 ;

 

Pour obtenir  le plan détaillé du livre, cliquez (à droite) sur les archives du 14-07-2009 (2e moitié)

 

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Méthode : reproduction de résumé et d’extraits (en italiques)

Mes objectifs

1.     Réunir les différentes idées d’Aristote et de son temps, même si ces idées ne nous concernent plus.

2.     En découvrir l’organisation intérieure et les liens hiérarchiques.

3.     Formuler les questions qu’Aristote se posait.

4.     Me faire une idée rationnelle du BONHEUR.

 

QUATRIÈME PARTIE : LES VERTUS MORALES PARTICULIÈRES

 

7. La vertu qui paraît ambition

 

7.1. Un goût des honneurs analogue à la générosité face à la magnificence

 

Je résume. Aristote a découvert une analogie entre la générosité et la magnificence. La première s’occupe des choses ordinaires, la seconde met en jeu de grands projets. Idem pour l’ambition et la magnanimité. «Or de même qu’il existe , s’il s’agit d’accaparer ou de donner des biens d’usage, une moyenne, un excès et un défaut, de la même façon, il est aussi possible, dans l’aspiration à l’honneur, d’avoir tendance à le faire plus, plus qu’on ne doit ou moins qu’on ne doit, et aussi à tirer honneur de ce qu’il faut ou de la manière qu’il faut. »

 

7.2. L’ambiguïté du terme « ambition »

Dans certains cas, nous blâmons les ambitieux, dans d’autres cas nous les louons. Le terme « ambition » est donc utilisé avec des significations différentes.

 

7/3. La moyenne anonyme

Il n’existe pas de nom pour la moyenne. Aristote n’invente pas un nom adapté ni ne décrit non plus son contenu. Il déduit simplement que, puisque un excès et un défaut existent, il  existe aussi un milieu ; il y a donc des gens qui aspirent à l’honneur de la manière qu’ils doivent, même si cette vertu n’a pas de nom.

 

8. La douceur

8.1. La colère : matière de la douceur

« La douceur… est une moyenne où sont en jeu les mouvements de colère, mais en fait, il n’y a pas de nom pour désigner ici le moyen terme, ni, en somme, pour désigner les extrêmes et c’est pourquoi nous conférons au moyen l’appellation de douceur, alors qu’elle fait plutôt penser au défaut. Celui-ci reste anonyme, mais on peut dire que l’excès est une sorte d’irritabilité puisque l’affection en jeu est la colère, bien que celle-ci soit produite par de nombreux facteurs différents.»

 

8.2. La douceur objet de louanges

«  … celui qui s’irrite pour les motifs qu’il faut el contre les personnes qu’il faut mais qui, en plus, le fait de la façon qu’il faut, au moment qu’il faut et tout le temps qu’il faut, celui-là fait l’objet de louanges. Ce sera donc lui qui est doux … Être doux veut dire en effet rester imperturbable, et ne pas se laisser emporter par son affection,… » 

 

8.3. Le défaut objet de blâmes

Fait objet de blâme la douceur en tant que ‘absence (totale) d’irritabilité’, d’insensibilité, en tant qu’incapacité de défense de soi-même.

 

8.4. Les différents excès

« L’excès, pour sa part, se manifeste à tous égards. On peut s’irriter en effet contre ceux qu’il ne faut pas, pour les motifs qu’on ne doit pas, plus qu’il ne faut ou moins qu’il ne faut et plus de temps qu’on ne doit. Néanmoins, tous ces travers ne sont pas le lot du même individu… Les gens irascibles … Les gens bilieux … Les personnes amères … Les personnes fâcheuses … »
 

8.5. La difficulté de trouver le juste milieu

« Un petit écart n’est pas blâmé … De quelle importance donc et de quelle mesure est l’écart blâmable ? Pas facile de donner la formule qui le détermine. Car c’est dans les circonstances particulières et dans la perception sensible que réside la discrimination… Mais au moins cela suffit à faire voir que l’état moyen dont on peut faire la louange est celui qui nous pousse à la colère contre ceux qu’on doit, pour les motifs qu’on doit, de la manière qu’on doit et qui satisfait à toutes les exigences semblables. »


 

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